EL'OSE est une association de protection de l'enfance, basée à Épinay-sur-Seine (93).
Nous accompagnons les jeunes filles confiées à l’Aide Sociale à l’Enfance au moment clé du passage vers la vie adulte, dès l’âge de 16 ans, pour lutter contre la précarité, prévenir les ruptures et construire une autonomie durable.
Forte d'une équipe engagée et d'un réseau de partenaires solidaires, EL'OSE se veut un acteur de proximité, en sécurisant le parcours des jeunes filles par une méthode pédagogique, structurée et adaptée à leurs besoins concrets.
Notre engagement en trois temps :
ANTICIPER
ACCOMPAGNER
SOUTENIR
Manifeste
Sécuriser le parcours vers l'autonomie
À 18 ans, beaucoup de jeunes filles confiées à l’ASE se retrouvent face à un mur : fin du contrat jeune majeur, plus de référent, plus de toit.
L’autonomie ne s’improvise pas à 18 ans. Elle se construit, se comprend, se sécurise dans le temps.
EL’OSE a été créée pour accompagner cette construction — avant que la sortie n’arrive, pendant la transition, et après, en complémentarité des dispositifs existants.
Notre équipe
EL’OSE est portée par Yohali Batumbo, fondatrice et présidente, accompagnée d’une équipe de bénévoles engagées et de jeunes femmes anciennement confiées à l’ASE .
Découvrez Yohali BATUMB0, Présidente de l’association EL’OSE
J’ai grandi à Saint-Denis. Très tôt, on a décidé pour moi. On m’a orientée vers un bac pro, contre mon gré, alors que j’avais plein de rêves en tête.
J’ai ressenti une profonde injustice. Le sentiment d’être mise de côté, comme si mon potentiel n’avait pas de valeur. Il m’a fallu du temps pour me relever. Pour croire à nouveau en moi. Pour me sentir légitime.
J’ai eu la chance, sur ma route, de croiser les bonnes personnes — celles qui m’ont tendu la main, qui ont cru en moi quand je n’y croyais plus.
Mais un jour, en faisant des recherches, j’ai réalisé qu’il y avait un public dont on ne parlait jamais. Un public encore plus invisible que le mien : les enfants placés. Et parmi eux, les filles — grandes cibles des réseaux de prostitution.
Elles partent de bien plus loin. Leur trajectoire est semée d’embûches : placements multiples, foyers, familles d’accueil. Elles pensent qu’elles n’ont pas le droit de réaliser leurs rêves parce qu’elles ont été placées. On leur demande d’être autonomes dès que possible, alors qu’elles souhaitent parfois continuer de longues études.
Moi, j’ai eu de la chance. Elles, non.
Alors j’ai créé EL’OSE pour qu’elles aient, à leur tour, quelqu’un qui croit en elles, à temps.
